- Entrée de LA GRANDE PAROISSE,
enfin ce qu'il en reste !... Photo d'Anne Paulet. -
'En d'autres termes, il y a trois hommes en moi.
L'un deux occupe toujours le milieu : indifférent,
impassible, il observe, il attend que les deux autres le laisse s'exprimer
et leur dire ce qu'il voit. Le second est comme un animal apeuré
qui attaque de crainte d'être attaqué. Et puis il y a un homme doux et aimant
qui laissent autrui pénétrer dans le saints des saints de son être, encaisses les insultes...
...et qui, lorsqu'il s'aperçoit qu'on la possédé, à envie de tuer
et de détruire tout ce qui l'entoure, y compris lui-même [...]
Extrait de Moins qu'un chien,
Charles Mingus (1922-1979).
Charles Mingus (1922-1979).
Une cimetière dans la tête, parasité par Ivar Chavar, ou comment un prologue devient l'épilogue. Je n'ai aucune moralité à prêcher. Je travaille aussi près que possible de mes nerfs. Un cimetière dans le dedans de ma tête c'est maintenant dans le con cave du fond de mon crâne sur la face antérieure de l'os pariétal Francis Bacon : tout ce que je désire. Le plus simplement arriver à essayer de partager avec chaque regard croisé : mais j'ai la sensation que ce n'est ---------- un chimintére din m't:ète fort inndin anvant ndin pi ch'ét achteure pi cha tonme bièn eque ch'ét :::Jusse chaù qu'i m'foet, laù ---------- pas vraiment chose possible en ce monde. C'est comme les anges --------- pourtant on les trouve écrasé / sur le bitume des autoroutes ou encastrés dans le béton des immeubles / s'écrasent pas comme des mouches, s'entrent à moitié / Toujours par le devant. Tousnosjourssontunpoème/écrivez vous les uns dans les autres-les uns aux autres emmêlés, roulons-cela aussi est mon désir comme un refrain têtu, mais CELA ne fonctionne pas vraiment de la sorte dans l'Humanité. De plus en plus lentement je m'avance dans l'éparpillement crétin de mes émotions que je dissémine(rai[s]) dans d'autres cœurs tourmentès / tcheurs épinèys / CECIESTUNPOEME,TOUSNOSJOURS,SOUNTUNPOEME,ECRIVEZVOUS,LESUNSDANSLESAUTRESGARCONS/
Je me terre dans le halo érhéré de la dissémination vaine de mes sensations --- qoche eque j'àrsin ---- certes (je me terre... éthéré... ) affirmer que l'ont vit un cimetière dans la tête CELA a de quoi laisser croire quoi ?... L'on est si nistrement lugubre ; mais pourtant une petite vie vaut le coup d'être survécue, même avec un morceau de crêpe noir au revers de la veste grise de mon âme [où sont les cordons du poêle ! ]. Et contrairement à mes père et mère je ne connais pas la guerre. ---C'est aussi, ce cimetière, dans tout le dedans de ma tête, le tour du d'dans, un paquet de chansons. Beaucoup de chansons me parlent /granmint d'canchons i m'palht't/ sur des bouts de papiers usés. À l'écoute de Working Class Hero/John Lennon/je replonge dans le souterrain de
ma souvenance /la porte de l'usine où travaillait mon pauvre père:::immense sombre fabrique :::produits chimiques, très officiellement appelée :::LA GRANDE PAROISSE__maintenant cet endroit n'est plus qu'un vaste terrain vague, une friche industrielle. L'amour à l'âme la mort à l'âme les nuits je traine, derrière mes yeux/derrière mes yeux et entre mes oreilles une vieille mélodie déroulée par un vieil enroué et alors:::alors ma vieille caboche tourne, en elle même:::c'est toujours (ch'ét toudi) la même mélodie, elle me parle de ces hommes qui filaient à bicyclettes dans les petits matins vers l'usine --- Girl in The North Country/Bob Dylan/je ferme les yeux afin de mieux voir défiler les années
d'avec mes camarades des vingt (20) ans. Jacques, Jean-René, et Luigi aimaient telle(s) jeune(s) femme(s)/une seule comptait pour moi:::La Fille de la Montagne Noire. Tout cela est rendu à la semblance, __ au rendu [?]d'une pierre tombale dans le cime tière
sinon, là, je n'ai rien d'autre à raconter mais je me souviens très bien.
Ecrit à partir de notes prises entre 2007 et 2008.

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