jeudi 7 février 2019

L'EVANGILE BleuNUIT - Dans la poursuite du surromantisme BleuNUIT - 5. RING A DING !

- Excalibur Picardia par Jacques Cauda -

                         
[...] vaillants, arthuriens,
leurs couleurs déchirés par la grenaille
déroulées sous les panaches désordonnés de fumée, avec,
sur leur visage, cette lumière fatale 
qui vous remettait en mémoire
que la bataille n'est jamais vraiment terminée,
que nous ne sommes jamais tout à fait maîtres du terrain.

James Lee Burke
extrait de "Dans la brume électrique
avec les morts confédérés" - 1992.

Au cœur de vos absences, je ne dors pas... -'Les souvenirs sont là pour s'en servir ! chante le Travail forcé. - ...afin de penser à vous tous que j'embrasse en écoutant... [...] Il y a une jeune femme qui  pleure seule au cœur de mon Pays/Et le puits de ses larmes est si noir que nul n'y boira [...] ...Bob Dylan. Edéa, notre longue nuit de messages et de questions vit le commencement et tu as vu Lucien de La Tiremande et un gaillard comme lui ce n'est pas tous les jours, puis tu as échangé mots et verbes avec Francis de Plats du jour, l'assoiffé de Blues. 

Solitaire de cimetières arthuriens, je m'interroge ' m'a-t-elle oubliée ' celle qui m'a volé jadis l'exemplaire premier de mon CADAVRE GRAND m'a raconté... qui m'est revenu porté de part les mains du fidèle Jin-Clote ed Condé edzeur chl'Escaut. Ah ! Chevalerie de La Grande Picardie Mentale.

Je Vous dois un poème qui sera
Là, à la Lumière de vos pas
J'entend son parfum bleu
Il offre à la passion le feu

Picardie, Picardia
J'ai retrouvé l'Hayure 
Qui n'existe pas
Si nous demeurons sous l'armure

Le Beffroi est pareil à Gayant
Avec son carillon sonnant
Qui berce, bienveillant, l'émoi
Laissé par l'apparition du Roi

Picardie, Picardia,
Je vois la parole d'Arthur
J'entend au delà
À Vous savoir Excalibur

Mon corps, Loup solitaire
Attend, il espère l'air
De la Fideline qui écoute
Au chant de Celle sans doute

Picardie, Picardia
Accepterez-vous la parure ?
De mes mots ici bas
Qui désire d'Elle être Peredur

Chanson pour Edéa

Peu m'importe car, à l'Humus, je ne vois pas d'autre Icelle que Vous. Pour Jacques d'A.A.A, c'est un dieu qui a pris le choix d'être déçu pour être Humain. De par Vous de bleus coquelicots vont advenir à la germination de l'Amour. Puis je ne suis pas dans l'errance avec vous car j'y suis depuis toujours et j'ai écris Chl'Errainche en 1997 et depuis je me berce en écoutant 'Washington D.C Hospital Center' de Skip James en pensant que j'ai vécu une autre époque... Inn àrpikot chés salates din chés cainps à Morice l'Oriyon... / Edpu qu'Seur Emanu.èle a 'té épousée, i n'y'aù p'us d'vrée boénnes-seurs /Edpu qu'ech pore abé Pière i ét d'moins, I n'y'aù p'us d'vrés curé./ Edpu qu'Morice l'Ortiyon y'a dit 'adé', i n'y' aù mie p'us d'boènnes salates ! [On repiquait les salades dans les champs de Maurice le Maraîcher... / Depuis que sœur Emmanuelle a été "nettoyée", il n'y a plus de vraies bonnes sœurs. / Depuis que le pauvre Abbé Pierre a disparu, il n'y a plus de vrais curé. / De que Maurice le Maraîcher a dit 'adieu', il y a vraiment plus de bonnes salades ! ].

La fumée de ma vie s'envole vers les visages de tous les êtres humains qui demeurent au cœur de ma tête... jusque fort tard... Jusque bien au-delà des milieux des nuits, tout en écoutant des vieux 45 tours, c'est comme marcher vers Vous tous ! Clémence et Thomas se sont aimés pourtant leur histoire est désormais dans le puits du Loup large et noir des larmes de Picardia que l'on a dénommé. Une jeune fille pleure seule au cœur de mon Pays des briques feu, je me sens tout pareil à un reste de grand repas de famille, les convives sont repartis, au milieu d'une longue nuit BleuNUIT et personne, le dimanche soir, afin de rustiquement venir me 'bouffer'. Vous me direz que CELA fait déjà quelques temps que je ne distingue plus les dimanches soirs des lundis matins. L'aube n'est plus qu'à quelques encablures, en fin la Saucisse Schönberg libère les chiennes heures galeuses de minuits et le chien ouvert du "Moins que rien" (un jour, je vous (r)parle de Charles Mingus !). 



L'air est gelé, l'hiver est là ! approchant pour danser tout autour des étoiles et de la lune cristalissées. Allongé, je m'endors enfin, je rêve.

Ring-a-ding ! Comme le chante Michel Polnareff, en 1968, '...Je suis né dans une famille de ring-a ding !...". La sonnette est d'une marque célèbre de cycles anglo-saxons et elle résonne en picard et gaélique mêlés. À moins que ce ne soit que les cloches de Lou Reed qui sonnent.

[...]Autour du lac de Drennec, il court en corps, il renifle le cul de la Bretagne intérieure, s'allonge, s'étire dans la fange qu'offre la pluie quand elle daigne s'éparpiller dans la forêt d'Huelgoat - Ici ou là, ici et là. [...]*


LES PIERRES D'HUELGOAT*

Elles ne parlent pas, ni n'offensent.
Dans les vents qui chantent au pourtour,
Témoignant de la mort, de l'amour,
Elles mordent notre ignorance.


INVITATION*

Ta chevelure rousse électrisée
M'enveloppera halluciné.

Sur la frange de ta corolle,
Je déposerai l'huile folle.

Puis au creux profond, ton calice,
J'attendrai ton plaisir sans vice.

Tendre et galante mutine, 
Viens, ici, que je te butine.


CALEDWLCH*
[Excalibur en gaélique]

Sur la lande bretonne,
Vois, Merlin agenouillé.
Une plainte monotone,
S'élève, puis c'est l'épée.

Dans son feu bleu argenté,
Force et délivrance.
À celui qui sait car veut,
La rendre à l'Enfance.

- Le retour d'Excalibur, photo de Julie Ladret -

*Extraits de Les lettres de la nuit - Editions S.U.E.L-1999.











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