jeudi 28 février 2019

L'EVANGILE BleuNUIT - Dans la poursuite du surromantisme BleuNUIT - 10. L'ASCENSION ROUGE.



À Jacques Cauda

J'ai envie de tout, j'ai envie de rien,
comme le chien de Tintin,
il parle trop mais il ne dit rien...
Arno Hintjens.
.
Attention ! CELA va craquer d'un coup comme toutes les allumettes d'une boite survoltée et ce sera bien pire que le feu d'une terrible pluie d'orage. Ascension rouge dans la rebours du sabotage de 'La Poésie', le Travail œuvre seul pour le Poème alors que le bleu tire au rouge puis bouge sur tout ce qui pisse de convenu pour mieux vous faire dépenser jusqu'à vous faire croire que la catastrophe est une chose juste de par la profusion des épisodes de feuilletons en plusieurs volumes dans l'extrême concentration de l'onction du vide qui emplit la fonction inverse de la vérité du miroir. Quelques rares voisins racontent encore le soir à la lumière du piano fendu que certains sensibles perçoivent sans pouvoir les saisir de leurs mains, les fantômes qui croupissent dans nos greniers, dans nos caves, dans nos placards quand nous n'avons pas de dépendance à l'étage ou au sous sol. Après minuit, seul l'orage rouge rend à l'escalier son expression terrifiante. La cuisine est le nid d'habitudes ; elle est presque un endroit mais il faut se lever tôt. Une terreur inédite sommeille dans le vestibule qui ordonne de sortir à l'extérieur. Très vite il et elle flambent avec la frénésie du désespoir. Les mains sous l'eau du robinet de l'évier dans lequel elle a pissé, un homme éveillé sait qu'il ne surprend le sens de son existence qu'aux petites heures ; CELA n'arrive pas trois fois dans une vie. L'ange protecteur est un contradicteur parfait, je désire que le mien soit nommé 'les petits avions dans un mouchoir'. Ascension rouge, j'y suis et si je dois trébucher, chuter, je crache un sourire poings pesants comme charbons ardents au fond des poches. Si il n'avait qu'une ogive-virgule pareil à un ovule de repentance, aurions NOUS sur la peau l'audace de l'Amor et de le NOUS tatouer au son d'un primitif tam-tam carnivore façon vaudou ?

Les cristaux salafistes pensent en froid de vipère. Les vins d'aiguilles judéo-chrétiens et leurs vaccinations colonialistes aux plaies de leurs semblables dans l'électricité des mensonges des traders et des managers souhaitent l'orage afin d'offrir à pétiller des actes imbéciles de bravoures qui pèsent de toutes leurs masses pour faire émerger notre déraison à NOUS éventrer mutuellement.


Mais au petit matin surgit Sux AR San Le Rouge avec l'hymne iconoclaste des humbles qui résonne, qui s'élève peu à peu, la voix est d'abord arabisée, féminine mais il n'y a pas de promesses à l'horizon car lui a 'envie de tout, envie de rien...' et préconise 'À POIL COMMERCIAL'. Mais CELA cogne, bouge et c'est Rouge sur la ligne  de l'ascension du surromantismeBleNUIT.

STNAYAG

Rior im nusayrî tnem
Essinol bétnal guebt nal
Guevanu em locale etuotte
Len retamer épdnar gnom
Tia téiup oh Tertu anus
Evatee parc Sellie ivaled
Lana cud gnol ud tuout tnalub
Maéd sem ôtnaf sed ce vase
E llie vés tiun sem ed of
Orp sul pel snadeuq sujet [stnayag]

Stnal liavis stanaé gedsarb
Soved tirp senom serbe moc
Nesuov tentes uer énégpor
Tiauo Dedser ètsym secsuot
Tear Belih pho'ehT

J'ai entendu ce chant chamanique en songe
au petit matin du jeudi 17 décembre 2009.

**********

QUIN  : 'Je suis sur le pont du surromantismeBleuNUIT, je marche au soleil et je monte vers toi.'
QUINE : 'Je t'attend dans l'Ascension Rouge'

QUIN :  'Je craque comme un vieux 78 tours. Je m'enflamme....'
QUINE : '...en une piscine douce.'

QUIN : 'Telles des vagues douces..."
QUINE : '... commencement de l'Ascension Rouge surromantique BleuNUIT.'


Saint Amand-les-Eaux, le 17.12.2009
et Dwai le 28.02.2019.



dimanche 24 février 2019

L'EVANGILE BleuNUIT - Dans la poursuite du surromantisme - 9. NOUS sommes arrivés.


- Dessin de Laurence Lechable. -

[...]Je me vois en conséquence dans l'obligation absolue
de repousser la divinité du Christ 
et de n'admettre qu'une  puissance créatrice incompréhensible à l'homme :
le mal étant à son comble, je ne pourrais ajouter un titre à celui
qui entretient l'ordre dans l'univers insensible
que quand je verrai l'ordre établi dans l'univers sensible[...]
Extrait de L'EVANGILE ROUGE de Théophile Bra - 1797(Douai)-1863(Douai).


AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAABRA Entendez ! Un chat, RAAAdaRRR, chantant dans notre longue nuit d'errance de OOOOTHEO
Et de toujours AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAABRAOOO
OOOOOOOOTHEOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO.         Tout en courant autour d'un point fixe sur la ligne d'horizon où NOUS sommes arrivés ! RAAAdaRRR tourne sur lui même en chantant. OOOBRAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!

ThéophileBRAettouscesmystèresdeDwaitrésgénéreuxvousencombrezmonesprit
devosbRAsdegéantssivaillants[GAYANTS]etjusquedansleplusprofonddupuitsduLoupdemesnuitséveillées
avecdesfantômesdéambulanttoutdulongcanaldelavieilleScARpeetsagRAndedérivation
avecunautreTHEOphilemongrandpèrematerneltoutdeCELAbleuglanttelunaveuglantéblouissement
dansunmiroir.
.riorimnusnad
tnemessiuolbétnalgueanulettnalguelbALECedtuotlenreretamerépdnargnomeliphOEHTertuanuceva
noitavirédednARellieivaledlanacgnoludtuottnalubmaédsemôtnafsedceva
seéllievéstiunsemedspuoLudstiupuddnoforpsulpelsnadeuqsujte
[STNAYAG]stnalliavisstnaégedsARbsoved
trirpsenomzerbmocnesuovxuerénégsértiawDedserètsymsecsuotteARelihpoéhT

Enfin jusqu'en ces passages lumineux... [Voyez et écoutez Les deux Lettres du Voyants]
...d'un jeune fugueur : ARthur RimbAud.

**********

Passer au feu de la Forge Rouge puis plus tard arriver au Dock où L'Odysséus est arrimé au Soleil. Bientôt, plus tard dans la soirée, avant le concert de Face Cramée,  Paul Weller chante 'Town Called Malice' puis Laurie enchaine bien sûr 'St James Infirmary'. C'est un jour parfait, Face Cramée et son complice 'groovent' qu'ils ne sont que des passeurs, des transmetteurs, des souffleurs de mots, passeurs de mo(r)ts et que cette nuit grand-père est en ville. La pleine Lune est rousse au dessus de Rouen, déjà le Loup lui déclare sa flamme en faisant résonner bien haut au dessus des carcasses métalliques des grues portuaires 'All Night Along'  de Junior Kimbourgh. La Seine coule, chante comme le Mississippi, les Alligators un à un ou en groupe de trois, quatre arrivent pour progressivement reformer le troupeau. Personne ne porte d'arme et surtout pas pour danser en vie dans le milieu de la nuit d'un jour parfait.



Elle : 'Tu es où en ville ? Je suis arrivée."

Kris : 'Je retourne au parking du 106 récupérer mon pull over et ensuite, au soleil je reviens vers toi sur la place du vieux marché."

Elle : 'Au soleil, je me promène encore un peu. Quand tu traverseras le pont, tu m'envois un nouveau message et j'irai t'attendre sur la place, au soleil."

Kris : 'Je marche au soleil. NOUS sommes arrivés."


NOUS sommes arrivés.



BONUS 

lundi 18 février 2019

L'EVANGILE BleuNUIT - Dans la poursuite du surromantisme BleuNUIT - 8. DIVINE PISCINE.



..Des mains grelottantes ont esquissé des gestes burlesques,
des voix enrouées ont essayé des trémolos sinistres :
'Nos morts glorieux...
Nos inoubliables martyrs"
Crapules, va !
Maurice Wullens -1919.

Et trop décalé NOUS sommes [peut-être] dans l'épileptique  kaléidoscope de l'âme suicidaire de Nick Drake en passant sur le guet des mensonges... [pour une gloire posthume en devenir] ...d'un certain Robert Zimmerman puis c'est tant mieux et d'Arthur Rimbaud qui dans la grande désorganisation sociale nous prie de ne pas baisser les bras au nom de sa jambe perdue à jamais... ...dans cette histoire là ? ...aussi vrai pour Dylan Thomas ! - - - - - VISIONS - - - - - NOUS nageons dans l'eau BleueNUIT de la Divine Piscine, dans la nouvelle chambre de la machine à écrire le CRI. Qui est le Poète ? certainement pas moi, ni NOUS, ni eux qui le revendique sur leur curriculum vitae , leur autobiographie et leur quatrième de couverture. Allez ! Allez ! ce Poème à sa manière NOUS parle juste de Théophile Bra qui n'existe plus ou presque jamais plus 'et allez toi te mettre dans les cieux de la Truie de Dieu qui pour moi...' ; puis un autre texte mais aussi moi dans la Divine Piscine qui crée justement que j'en oublie les mots pour savoir lui dire... que peut-être NOUS verrons ensemble ; puis il y aura le soleil, la lumière.


JE CHANTE DE L'OR DUR ET DES BRIDES D'ORDURES DE L'ABSENCE DE L'AUTRE MOI MORT À VENIR QU'ILS LISAIENT MAIS N'ENTENDEZ PAS ! Alors le spectre de Dylan Thomas et son 'insulte au cerveau' est cloué sur le mur des planches de l'échafaud de l'amour et de la joie divisée afin de se souvenir de l'ami pendu et mourir autrement histoire d'en finir une bonne fois pour toute avec cette vie de prétentions en érections start-up qui vous ordonne d'être les derniers zozo Zorro zéro héros de la poésie siliconée dans la vallée des feuilletons de la dé-pensée.


Aussi je suis un messager étranger, un souffleur de mots,  passeurs de mo[r]ts et CELA n'ayant été confirmé en corps hier, Désiré Voyant-du-Chêne - Edzyhr' Derwydd ; celui qui priant pour Le massacre final de la poésie siliconée fait résonner le retour de la voix de Théophile Bra, Arthur Rimbaud et l'ectoplasme de Maurice Wullens et Les Humbles* [equ'i' ch'arét coére ch'ti-l'aùl ?**] qui offraient à lire '...Des mains grelottantes...'.

**********
Lucie : 'Je travaille maintenant à la boulangerie de la superette'

Lui : 'Dyr'r gwresogydd ddin yn gweithio

Lucie : '...quand ma vie a basculée..."

Lui : 'Mae'n oer iawn'

Lucie : 'J'espère que mon signe te parviendra ?'

Lui : 'Gyda peser esgusodwch fi'

La réponse : NOUS n'avons rien vu venir, l'idiot NOUS rapprochait.

La question : N'avez vous rien vu venir de ce chagrin de granit ?

**********

RAtAtA lÀ, 
la litanie de la Divine Piscine
À Emmanuel 'Lurlure' Carroux

Ratata là !
De la Piscine Divine, l'eau est BleueNuit 
Du surromantisme de nos pauvres vies
De la Piscine Divine, les vagues du Poème
Du Travail bercent ceux qui s'aiment.
Ratata là !

Julie, Dom-Claude, Didier et Edéa
Même un Docteur au Nicaragua 
Celou de Fés, Joce, Muriel et Alain de Pélieu
Pascal de GrandFresnoy et Dame Ceira
Dans la Divine Piscine sont tous là !
Flanjou, aussi la Renarde Bleue 
Puis ré-apparition ! Jean Luc de Tolosa
De Colombus John M. puis Cheryl de South Afrika
Philippe du moulin d'Asq et de Delphine deux !?
Didier à l'Heure tarde sans tralala
Ivar Ch'Vavar, JAAAck, Soupopoiro et Soda
Dans la Divine Piscine sont tous au feu !
Dans la Divine Piscine tous au feu ! là !

Ratata là !
De la Piscine Divine, l'eau est BleueNuit 
Du surromantisme de nos pauvres vies
De la Piscine Divine, les vagues du Poème
Du Travail bercent ceux qui s'aiment.
Ratata là !


**********


*pertinente revue  littéraires des primaires, douaisienne, animée par Maurice Wullens de 1917 à 1920.
**traduction française du picard 'Qui c'est encore celui là ?'






dimanche 17 février 2019

L'EVANGILE BleuNUIT - Dans la poursuite du surromantisme BleuNUIT- 7 : SOUPOPOIRO BLUES


Dans nos caboches de Bleuze Boùdhènne Xploùsion ! Ils sont tous, là ! tel des étoiles de minuit et Roland Van Campenhout NOUS le rappelle Blind Willie Johnson [l'aveugle à la petite cuillère en argent moé pon din s' bouke !] , Charlie Patton [parèhl eque ch'Graind Géréraùl moé pon ed Gaulle à cose eque ch'éto, li, in amerloke ! ], Robert Johnson [pi ch'dhiape à l'croisé ed chés kémins], Sleepy John Estes [chti equ'i' canto equ'i' avot dés raùts din s'cuizine], Howlin'Wolf  [làù, ej'vaù foére ch'Leu !], Little Walter & Sonny Boy Williamson [to's lé 2 ed jueu'd'Harmonica pi moéme eque i' i' in'avo' 2 Sonny Williamson !?],  Miles Davis [ed li, ej' vaù nin edvié ed maù, ch'ét coére in bon moé pon quin i' foutu edzeur l'ghife dech s'feume] & John Coltrane [A Love Supreme, A Love Supreme, A Love Supreme, A Love Supreme...], Lightnin' Hopkings [ chti-aùl equ'i' a foét in diske acq Barbara Kane] & Big Bill Broonzy [li, i' avo 13 cortes à s' djitare ! equ'i' avo' agolilé li moéme moé ch'ét lazuré din' m'tiéte, ch'ét Big Joe Williams equ'i avo' 13 cortes à s'ditare pi pon Big Bill Broonzy],  Woody Guthrie [pon ed Bob Dylan sains Woody !... ], Leadbelly  [étou in' l' spoto 'Vinte ed plonb'... Ooooh ! Back Betty (bis)], Hank Williams & Jimmy Rodgers [Laù, à nouvio i' foét arwet'tié ch'film ed Clint Eastwood 'Honky Tonk Man' pi ej' aù énne quinte ed toux... ], Boris Vian & Edih Piaf [ouvré ch'kamasutra ed chés zz'anmes ! 'Quand tu me prends dans tes bras, je vois la vie en rose...' ]. Et il NOUS parle avec sa guitare et je me souviens.*


13 octobre 2009, j'arrive en Bruxelles en début d'après-midi et je gare ma vieille bagnole après avoir fait le plein de monnaie à une station service pour donner à manger aux parcmètres affamés. j'arpente le boulevard Anspach puis je m'engage sur le boulevard Lemonier ; je retrouve le Camarade Tomas Sidoli dans la boutique 'Pèle Mêle' où je démuche des disques et des livres de seconde main, je retrouve un exemplaire de la bande sonore du film Abracadabra pour laquelle Arno a livré une version restée jusqu'alors inédite de 'Give me the Gift'. Tomas m'apprend que Clémence, son amoureuse, adore écouter 'Freight Train' d'Elizabeth Cotten. Nous allons boire une bière et puis je file retrouver Roland à L'Ancienne Belgique. Là, l'Homme de Boom (il est né à Boom, c'est dans la banlieue d'Anvers et CELA ne s'invente pas quand on aime le Blues et que l'on a même rencontré John Lee Hooker !) tout en me tendant et m'offrant 'Parcours', son nouvel opus, me confie qu'il l'a vraiment ce soir, le Blues...

...d'ailleurs moi aussi, j'ai le ventre et la poitrine plombées d'avoir traîné ma vieille carcasse toute l'après-midi dans les rues de Bruxelles rendues agressives par d'incessantes stridentes sirènes de police...


...Plus tard, seul sur la scène de l'Ancienne Belgique, Roland, avec deux de ses guitares, son vieil ampli et une petite boite blanche magique rend un émouvant hommage à Leadbelly et encore aussi au père et au fils Lomax. Il nous balance une version belle à chialer de 'Ballad of Jean Harlow'. OUI ! ce soir, il l'a vraiment bien le blues, Roland. Nous nous retrouvons après son concert et nous n'avons aucunement envie de subir le groupe qui suit et qui doit se produire... Nous nous embrassons et chacun s'en retourne de son côté, avec son blues... Il y a des jours et surtout des soirées comme CELA... BleuNUIT !


- Un dessin de carnet pour enfant de Laurence Lechable -

SOUPOPOIRO BLUES

À Laurence Lechable

1.
Au mitan de la nuit, au cœur de la Wallonie
Seul à une table de trois, de l'après-midi
Je revois le train vers Amiens et Rouen
Partir dans l'autre sens du souffle du vent 
Larmes roulent quand Nils et Roland...

Refrain
Soupopoiro blues, je ne sais rien de vous.
Salade van groenteen en fruit, Vous ne savez rien de moi.
Composez votre menu à votre guise
Bleu, rouge et épices en petite cuisine.

2.
À la piquette du jour, au seuil de la Picardie
Allongé au double drap du vieux lit
J'entends de la Scarpe le chant lent
Ecouler sa promesse dans le vent
Sourires s'échangent quand Nils et Roland...

Refrain

3.
Aux vêpres d'or, en la Saint Infirmary
Accoudé au souper vide de nos nuits
J'offre une poignée de mots caressants
Ecrire votre attente dans le vent
Espoirs s'inventent quand Nils et Roland...


Au volant de ma veille caisse, tel un Jack Kerouac de la vieille Europe comme me l'a écrit Ivar Ch'Vavar et parce que 'Poetry ! Poetry ! Poetry !...' comme le récite Roland, je rentre vers la France qui me semble de plus en plus puer le (f)Rance. Je m'arrête sur une aire de repos d'une autoroute qui traverse la Wallonie-Picarde. Je coupe le contact du moteur mais je laisse tourner le lecteur radio disque compact pour laisser filer dans la nuit 'Parcours' de Roland ; puis je tire mon stylo plume de ma pochette de lunettes et dans mon cahier d'avale bitume j'inscris des notes... 'Love & Devotion', Roland rend hommage à John Coltrane et en corps à Wannes Van de Velde qui n'est plus là, tout comme Jérémy, pourtant l'itinérance, le voyage, la respiration et le souffle de la musique, de la poésie, des échos de flamencos de la guitare de Wannes Van de Velde résonnent à jamais tel 'Pieter Breughel in Brussel'.

Ici là/Ichi laù, ichi Leu/Ici Loup ! tout comme NOUS le confirme mon Camarade Ivar Ch'Vavar, le poète d'Amiens [...]Que ma tripe s'offre aux semelles/des demoiselles - Si je peux rouler des yeux blancs/Je meurs content."


*********

Kris à Lucie : Je suis sûrement le jeune homme sur le siège éjectable de ton été pourri.

Mais chut ! répond Lucie qui dans la nuit qui tombe, d'une main gantée de dentelle noire, met un temps infini à écarter son vaste manteau sous lequel elle est en bikini fluo ou moins même encore.

Que se passe-t-il, tu déménages ? interroge Kris.

Lucie jette un fagot sur les cendres encore chaudes de la cheminée. Brusquement, une flamme jaillit, puis une autre, chassant la fumée. C'est pareil à un rideau de feu qui éclaire toute la pièce dans des crépitements. Lucie s'affaire. Assise sur la table basse du salon, elle cale le moulin à moudre le café entre ses genoux. Bientôt elle verse la poudre obtenue dans le filtre de la cafetière émaillée BleuNUIT. Lucie retire son tablier ; ses vêtements sont des oripeaux, sur son jupon elle porte une blouse de coton noir imprimée de fleurettes blanches et dont les manches courtes offrent à voir la pâleur de ses bras. Lucie lance à Kris un sourire ; comme elle est jolie. Kris s'avance vers Lucie en demandant : Tu n'es pas fâché ?
- Tu as l'air d'un petit dragon gallois. Lui répond-t-elle. Lucie se débarrasse alors de ses oripeaux crasseux qui dissimulent son corps. Ses cheveux dénoués, couronnés de fleurs des champs et de chèvrefeuille, elle enfile maintenant une robe légère qui prend les couleurs du temps amoureux et souligne les formes de sa grâce féminine.
- Et toi, tu est la 'Farfue' Coquelicot-Bleu. Murmure Kris.
Lucie verse quelques larmes d'un élixir dans la chaude cafetière bleuNUIT et en verse quelques gouttes sur un sucre d'orge qu'elle tend à Kris qui interroge : C'est quoi ?
- Lèche et avale, ça va te faire du bien !;
Après avoir renifler, Kris obéit.
- En route, maintenant ! Ordonne Lucie en hurlant.
D'après notes de nuit du 13 au 14.10.2009,
de Christian-Edziré Déquesnes,
pour L'Evangile BleuNUITS.


*Traduction de la partie avec du picard dedans : Dans nos têtes de blues nombril explosé ! Ils sont tous, là ! tel des étoiles de minuit et Roland Van Campenhout NOUS le rappelle Blind Willie Johnson [l'aveugle à la petite cuillère en argent mais pas dans sa bouche !], Chatlie Patton [pareil que le Grand Général mais pas de Gaulle à cause que c'était, lui, un 'ricain !], Robert Johnson [puis le diable au carrefour.], Sleepy John Estes [celui qui chantait qu'il avait des rats dans sa cuisine.], Howlin'Wolf [Là, je vais faire le Loup !], Little Walter & Sonny Boy Williamson [tous les deux des joueurs d'Harmonica et même qu'il y en avait 2 Sonny Williamson !?], Miles Davis [de lui, je ne vais pas en dire du mal, c'est encore un bon mais pas quand il met sur la gueule de sa femme & John Coltrane [Un Amour Supréme x4.], Lightnin' Hopkins [celui là qui a fait un disque avec Barbara Dane] & Bill Bill Broonzy [lui, il avait 13 cordes à sa guitare ! qu'il avait bricolé lui même mais c'est fendu dans ma tête, c'est Big Joe Williams qui avait 13 cordes à sa guitare et pas Big Bill Broonzy], Woody Guthrie [pas de Bob Dylan sans Woody !...], Leadbelly [aussi on le surnommait Ventre de plomb... Ooooh ! Black Betty (bis)], Hank Williams et Jimmy Rodgers [Là, à nouveau il faut regarder le film de Clint Eastwood 'Honky Tonk Man' et j'ai une quinte de toux...], Boris Vian et Edith Piaf [ouvrez le kamasutra des âmes ! 'Quand tu me prends dans tes bras, je vois la vie en rose...']. Et il NOUS parle avec sa guitare et je me souviens.

dimanche 10 février 2019

L'EVANGILE BleuNUIT - Dans la poursuite du surromantisme BleuNUIT - 6. Au coeur d'une longue nuit... PLUS LOIN...



Au cœur d'une longue nuit... plus loin... La Musique que NOUS aimons n'est pas la leur. Sur la grande scène de l'AMOR, ta Vierge et mon Chris+ en croi+ copulent dans toutes les langues du monde. 'Ratarata ! La jalousie c'est moi !' : Moi, dans le vestibule de mes médecins maltraitants, j'ai failli y rester cet été ! j'attends ma consultation tout en dévorant un maximum de pages de 'Je suis un cut-up vivant' en hommage à Claude Pélieu ; toi, ailleurs, sur tes routes-accordéons à la recherche de ton Lucky Luke anarchiste.

Maintenant il n'y a que du vent dans ma tête et sur mes âmes de sang des feux. Rouler bientôt jusqu'au cœur de la Wallonie-Picarde afin de retrouver à Lessines Orlando Yo Yo et ce sera à nouveau avec son Camarade Nils 'Adieu, le monde... comme une boule de Berlin...".

Dans le feu de mes nuits d'insomnies, il y a la guitare épileptique de Jimi Hendrix, le bottleneck de Mississippi Fred McDowell, 'La Crevaille' de Claude Pélieu [son dernier p'tit livre]... Jusqu'à l'image d'Ivar Ch'Vavar, à Amiens, assis dans le fauteuil de son salon qui les yeux fermés écoute le disque de Lady Angélina. Plus loin, c'est là que nous allons un siècle creux à notre bras. Il y a des soirs, il ne faut pas hésiter à se mettre en route 'Ah' ouais, faut viendre hein ! mi, étou ej viendre aveuck m'bidoche !*'. J'arrive donc avec ces messages qui tournent et se retournent s'enroulant sur NOUS-même. Dans la piquette du jour qui se lève, alors me reviennent en mémoire des vers de Bernard Noël [...]tu marches sur la mort / et tu vois de son haut / l'ici-delà / et le soleil / et le soleil / savon de feu roulant / sur le vieux monde / ce qui vient / est l'air de ce qui est / le désir va plus loin / encore [...]


'ONORE BLUES

Àrfrin

Parélh à in tchien, parélh à in tchien ed rin !
Mi, ej su ichi-laù acq ech'fu.**

1. Exterminée, disparue la petite semaine
Dérive dans le canal boueux de la mort lente.
Le bout d'une lèvre de lingeries mécaniques
Se tient chaque soir sur le pont de La Scarpes.

Àrfrin

2. L'œuf pourri d'une parole sans voix s'affole,
Ses membranes fondues toutes enfoncées
Au-delà de jets de bouillons de bitume brûlant.
Cette heure-ci s'écrase et roule par terre.

Àrfrin 

3. Devant les couleurs fluo-dégueulasses du défilé
D'images où les exploits truqués inondent
Les brillants écrans noirs, face à l'immédiat
Qui ne répond pas, NOUS sommes idiot devant !

Àrfrin

4. Aucun chemin n'existe plus devant NOUS,
Quelques phrases NOUS chantent de poursuivre,
D'avancer. Devons NOUS les croire ?
Les portes se ferment, ne NOUS disent rien.

Àrfrin

5. Pareils à cette lourde lanterne-tenaille
Qui NOUS guette de son carnivore œil de cyclope,
NOUS NOUS épuisons à marcher avec la soif
Et la faim de partir avec le mal.


Prise en faute, une herbe chatouille le visage de Lucie qui la repousse d'une main mais sans succès tout en chucotant.
- J'ai dans ma poitrine comme un oiseau qui désire s'envoler.
Elle tend la pointe du couteau vers Kris puis poursuit.
- Sous ma jupe, passes ta main dans ma culotte !
- Il est temps de repartir ! 
Répond Kris, en enlevant d'un geste prompt, sec l'herbe qui chatouille le visage de Lucie ; au passage il arrache le couteau à cran d'arrêt de la main de la fausse ingénue puis le referme.

Les voilà à nouveau en route. Maintenant ils arrivent, s'arrêtent devant une bâtisse d'où sort un vieil homme à tête de Loup blanc qui s'esclaffe.
- Sacrée Lucie, toujours aussi mignonne.
Kris la regarde, satisfait, il est sûr qu'elle est bien jolie. Il resserre ses cuisses en frissonnant. les arbres autour de la grande maison s'espacent pour peu à peu disparaître. Revoilà d'un coup tout le ciel BleuNUIT. Le soleil s'enfonce à l'horizon dans un grognement rougeoyant qui effraie Lucie de par sa beauté et elle crise car elle, elle ne voit pas le vieil homme à tête de Loup blanc ; CELA inquiète mais émeut aussi profondément Kris qui la serre alors entre ses bras pour la rassurer.

Maintenant il y a quelques étoiles dans le velours BleuNUIT des cieux qui peu a peu s'assombrissent totalement. Leurs silhouettes mêlées se détachent sur le fond BleuNUIT de la carte postale. Dans le firmament trace une étoile filante.
- Fais un vœux ! 
Murmure Lucie à Kris.
L'air est doux, Lucie soupire de bien-être désormais. Kris voudrait arrêter le temps, ne plus vieillir, rester toujours auprès de Lucie, la regarder vivre. Il désire que cette nuit d'automne ne finisse jamais, mais il ne fait jamais de vœux car il sait que les superstitions sont bien inutiles et que Lucie est définitivement bien folle.

Ecrit les 12, 14, 17 et 18 novembre 2009,
en Saint Amand-les-Eaux
et revu, modifié le 10 février 2019,
en Dwai.

*traduction française du picard : 'Ah' oui, faut venir hein ! moi, aussi je viens avec ma viande !'

**traduction française du picard : 'Pareil à un chien, pareil à un chien de rien / Moi, je suis vivant avec le feu !'

jeudi 7 février 2019

L'EVANGILE BleuNUIT - Dans la poursuite du surromantisme BleuNUIT - 5. RING A DING !

- Excalibur Picardia par Jacques Cauda -

                         
[...] vaillants, arthuriens,
leurs couleurs déchirés par la grenaille
déroulées sous les panaches désordonnés de fumée, avec,
sur leur visage, cette lumière fatale 
qui vous remettait en mémoire
que la bataille n'est jamais vraiment terminée,
que nous ne sommes jamais tout à fait maîtres du terrain.

James Lee Burke
extrait de "Dans la brume électrique
avec les morts confédérés" - 1992.

Au cœur de vos absences, je ne dors pas... -'Les souvenirs sont là pour s'en servir ! chante le Travail forcé. - ...afin de penser à vous tous que j'embrasse en écoutant... [...] Il y a une jeune femme qui  pleure seule au cœur de mon Pays/Et le puits de ses larmes est si noir que nul n'y boira [...] ...Bob Dylan. Edéa, notre longue nuit de messages et de questions vit le commencement et tu as vu Lucien de La Tiremande et un gaillard comme lui ce n'est pas tous les jours, puis tu as échangé mots et verbes avec Francis de Plats du jour, l'assoiffé de Blues. 

Solitaire de cimetières arthuriens, je m'interroge ' m'a-t-elle oubliée ' celle qui m'a volé jadis l'exemplaire premier de mon CADAVRE GRAND m'a raconté... qui m'est revenu porté de part les mains du fidèle Jin-Clote ed Condé edzeur chl'Escaut. Ah ! Chevalerie de La Grande Picardie Mentale.

Je Vous dois un poème qui sera
Là, à la Lumière de vos pas
J'entend son parfum bleu
Il offre à la passion le feu

Picardie, Picardia
J'ai retrouvé l'Hayure 
Qui n'existe pas
Si nous demeurons sous l'armure

Le Beffroi est pareil à Gayant
Avec son carillon sonnant
Qui berce, bienveillant, l'émoi
Laissé par l'apparition du Roi

Picardie, Picardia,
Je vois la parole d'Arthur
J'entend au delà
À Vous savoir Excalibur

Mon corps, Loup solitaire
Attend, il espère l'air
De la Fideline qui écoute
Au chant de Celle sans doute

Picardie, Picardia
Accepterez-vous la parure ?
De mes mots ici bas
Qui désire d'Elle être Peredur

Chanson pour Edéa

Peu m'importe car, à l'Humus, je ne vois pas d'autre Icelle que Vous. Pour Jacques d'A.A.A, c'est un dieu qui a pris le choix d'être déçu pour être Humain. De par Vous de bleus coquelicots vont advenir à la germination de l'Amour. Puis je ne suis pas dans l'errance avec vous car j'y suis depuis toujours et j'ai écris Chl'Errainche en 1997 et depuis je me berce en écoutant 'Washington D.C Hospital Center' de Skip James en pensant que j'ai vécu une autre époque... Inn àrpikot chés salates din chés cainps à Morice l'Oriyon... / Edpu qu'Seur Emanu.èle a 'té épousée, i n'y'aù p'us d'vrée boénnes-seurs /Edpu qu'ech pore abé Pière i ét d'moins, I n'y'aù p'us d'vrés curé./ Edpu qu'Morice l'Ortiyon y'a dit 'adé', i n'y' aù mie p'us d'boènnes salates ! [On repiquait les salades dans les champs de Maurice le Maraîcher... / Depuis que sœur Emmanuelle a été "nettoyée", il n'y a plus de vraies bonnes sœurs. / Depuis que le pauvre Abbé Pierre a disparu, il n'y a plus de vrais curé. / De que Maurice le Maraîcher a dit 'adieu', il y a vraiment plus de bonnes salades ! ].

La fumée de ma vie s'envole vers les visages de tous les êtres humains qui demeurent au cœur de ma tête... jusque fort tard... Jusque bien au-delà des milieux des nuits, tout en écoutant des vieux 45 tours, c'est comme marcher vers Vous tous ! Clémence et Thomas se sont aimés pourtant leur histoire est désormais dans le puits du Loup large et noir des larmes de Picardia que l'on a dénommé. Une jeune fille pleure seule au cœur de mon Pays des briques feu, je me sens tout pareil à un reste de grand repas de famille, les convives sont repartis, au milieu d'une longue nuit BleuNUIT et personne, le dimanche soir, afin de rustiquement venir me 'bouffer'. Vous me direz que CELA fait déjà quelques temps que je ne distingue plus les dimanches soirs des lundis matins. L'aube n'est plus qu'à quelques encablures, en fin la Saucisse Schönberg libère les chiennes heures galeuses de minuits et le chien ouvert du "Moins que rien" (un jour, je vous (r)parle de Charles Mingus !). 



L'air est gelé, l'hiver est là ! approchant pour danser tout autour des étoiles et de la lune cristalissées. Allongé, je m'endors enfin, je rêve.

Ring-a-ding ! Comme le chante Michel Polnareff, en 1968, '...Je suis né dans une famille de ring-a ding !...". La sonnette est d'une marque célèbre de cycles anglo-saxons et elle résonne en picard et gaélique mêlés. À moins que ce ne soit que les cloches de Lou Reed qui sonnent.

[...]Autour du lac de Drennec, il court en corps, il renifle le cul de la Bretagne intérieure, s'allonge, s'étire dans la fange qu'offre la pluie quand elle daigne s'éparpiller dans la forêt d'Huelgoat - Ici ou là, ici et là. [...]*


LES PIERRES D'HUELGOAT*

Elles ne parlent pas, ni n'offensent.
Dans les vents qui chantent au pourtour,
Témoignant de la mort, de l'amour,
Elles mordent notre ignorance.


INVITATION*

Ta chevelure rousse électrisée
M'enveloppera halluciné.

Sur la frange de ta corolle,
Je déposerai l'huile folle.

Puis au creux profond, ton calice,
J'attendrai ton plaisir sans vice.

Tendre et galante mutine, 
Viens, ici, que je te butine.


CALEDWLCH*
[Excalibur en gaélique]

Sur la lande bretonne,
Vois, Merlin agenouillé.
Une plainte monotone,
S'élève, puis c'est l'épée.

Dans son feu bleu argenté,
Force et délivrance.
À celui qui sait car veut,
La rendre à l'Enfance.

- Le retour d'Excalibur, photo de Julie Ladret -

*Extraits de Les lettres de la nuit - Editions S.U.E.L-1999.











dimanche 3 février 2019

L'EVANGILE BleuNUIT - Dans la poursuite du surromantisme BleuNUIT - L'EPILOGUE.


- Entrée de LA GRANDE PAROISSE,
enfin ce qu'il en reste !... Photo d'Anne Paulet. -

'En d'autres termes, il y a trois hommes en moi.
L'un deux occupe toujours le milieu : indifférent,
impassible, il observe, il attend que les deux autres le laisse s'exprimer
et leur dire ce qu'il voit. Le second est comme un animal apeuré
qui attaque de crainte d'être attaqué. Et puis il y a un homme doux et aimant
qui laissent autrui pénétrer dans le saints des saints de son être, encaisses les insultes...
...et qui, lorsqu'il s'aperçoit qu'on la possédé, à envie de tuer
et de détruire tout ce qui l'entoure, y compris lui-même [...]

Extrait de Moins qu'un chien,
Charles Mingus (1922-1979).

Une cimetière dans la tête, parasité par Ivar Chavar, ou comment un prologue devient l'épilogue. Je n'ai aucune moralité à prêcher. Je travaille aussi près que possible de mes nerfs. Un cimetière dans le dedans de ma tête c'est maintenant dans le con cave du fond de mon crâne sur la face antérieure de l'os pariétal          Francis Bacon : tout ce que je désire. Le plus simplement arriver à essayer de partager avec chaque regard croisé : mais j'ai la sensation que ce n'est ---------- un chimintére din m't:ète fort inndin anvant ndin pi ch'ét achteure pi cha tonme bièn eque ch'ét :::Jusse chaù qu'i m'foet, laù  ---------- pas vraiment chose possible en ce monde.          C'est comme les anges --------- pourtant on les trouve écrasé / sur le bitume des autoroutes ou encastrés dans le béton des immeubles / s'écrasent pas comme des mouches, s'entrent à moitié / Toujours par le devant.          Tousnosjourssontunpoème/écrivez vous les uns dans les autres-les uns aux autres emmêlés, roulons-cela aussi est mon désir comme un refrain têtu, mais CELA ne fonctionne pas vraiment de la sorte dans l'Humanité.           De plus en plus lentement je m'avance dans l'éparpillement crétin de mes émotions que je dissémine(rai[s]) dans d'autres cœurs tourmentès / tcheurs épinèys / CECIESTUNPOEME,TOUSNOSJOURS,SOUNTUNPOEME,ECRIVEZVOUS,LESUNSDANSLESAUTRESGARCONS/
Je me terre dans le halo érhéré de la dissémination vaine de mes sensations --- qoche eque j'àrsin ---- certes (je me terre... éthéré... ) affirmer que l'ont vit un cimetière dans la tête CELA a de quoi laisser croire quoi ?... L'on est si nistrement lugubre ; mais pourtant une petite vie vaut le coup d'être survécue, même avec un morceau de crêpe noir au revers de la veste grise de mon âme [où sont les cordons du poêle ! ]. Et contrairement à mes père et mère je ne connais pas la guerre. ---C'est aussi, ce cimetière, dans tout le dedans de ma tête, le tour du d'dans, un paquet de chansons. Beaucoup de chansons me parlent /granmint d'canchons i m'palht't/ sur des bouts de papiers usés. À l'écoute de Working Class Hero/John Lennon/je replonge dans le souterrain de



ma souvenance /la porte de l'usine où travaillait mon pauvre  père:::immense sombre fabrique :::produits chimiques, très officiellement appelée :::LA GRANDE PAROISSE__maintenant cet endroit n'est plus qu'un vaste terrain vague, une friche industrielle.            L'amour à l'âme la mort à l'âme les nuits je traine, derrière mes yeux/derrière mes yeux et entre mes oreilles une vieille mélodie déroulée par un vieil enroué et alors:::alors ma vieille caboche tourne, en elle même:::c'est toujours (ch'ét toudi) la même mélodie, elle me parle de ces hommes qui filaient à bicyclettes dans les petits matins vers l'usine --- Girl in The North Country/Bob Dylan/je ferme les yeux afin de mieux voir défiler les années



d'avec mes camarades des vingt (20) ans. Jacques, Jean-René, et Luigi aimaient telle(s) jeune(s) femme(s)/une seule comptait pour moi:::La Fille de la Montagne Noire. Tout cela est rendu à la semblance, __ au rendu [?]d'une pierre tombale dans le cime tière du bob d'inndin m't:éte /et tout autour des bizarreries qui choient. Chutent. c'est l'ultime volonté de certains anges que de chuter sur notre terre et dans la crétinerie de d'ssous nos crân, enfin là:::il y a toute une histoire, tombent dans la/dans la, tombent dans (la tombe):::ils l'ont fait exprès. Quelquefois ils se plantent, béton-bitume et route ou tour, ils'en castrent sans s'écraser(ça a été dit). Ou bien ils s'ef filochent en cheveux d'anges. Ils sont cardés par l'air trop rugueux d'ici. Ils sont cardés comme des portées, alors accordés, voilà nos poèmes et mélodies, vous savez quoi ? Mais ne vous inquiètez pas///Tousnosjourssontunpoème, CELA n'est pas si mal. Survivre --- c'est une curieuse expression, 'survive':::pourquoi pas plutôt sous-vivre, dites pourquoi ? -- -- -- mais vous ne savez pas. Survivre avec un cimetière dans la tête, mais de beaux anges passent et choient, sont cardés, et NOUS laissent pantois ::: The Band Played Waltzing Mathilda/Eric Bogle/la voix de June Tabor, seule, chante a cappella : merci l'ange !

sinon, là, je n'ai rien d'autre à raconter mais je me souviens très bien.


Ecrit à partir de notes prises entre 2007 et 2008.