'Weak Brain, Narrow Mind' chantait Willie Dixon. Voici le temps des tempêtes et des oragans, --Le temps des déluges. Voici le temps des digues rompues... Les flots emportent tout sur leur passage... Ici déjà les eaux souterraines de l'ancienne rivière enterrés envahissent nos caves et les fosses à vidange de nos garages -- La pluie coule sur mon âmes au carrefour désert d'Audinghem le Christ en croix + de pierre saigne sa pluie au flanc éclaboussées de pluie [ny' aù ènne photo d'J.Anquetil dinn un col, qui'i ét monflèy, os'c connéssér pétète, qu'o diroét quazi ch'Criss... In mayoùt ganne... ack ènne castchète àrtoernèe dzeur ë' t:ète] sont front est illuminé par un reflet ardent de lumière déposée en éclats de soleil anarchiques et mouillés sur la coulée de perles qui dégouline de la couronne d'aubépines. 'les gens de pluie sont faits de pluie et quand ils pleurent ils disparaissent complétement parce qu'ils fondent.' (James Carr dans Les Gens de la pluie de Francis Ford Coppola). ! Pores thioùts onmes, ech tcheur i nin sanne ed vir chaù. Ej nin bré. Coére bin qu'i pluche à zius d'vake... Oui là, toujours ce foutu Chri st en croix de pierre au carrefour d'Audinghem, depuis mon enfance dans le vent il pleure de pluie/. La nuit tombe, recroquevillé sur le siège de mon automobile et les genoux tout contre mon menton j'écoute la musique qui dégueule de mon autoradio. Les voix toutes emmêlées de punkitude de Brix et d'Arthur E.Smith vomissent 'Perverted by Language/The Fall/ et, rénondidhiousse ! cha bélloche ! ça secoue...
...oui, ça balance, comme pulse la pluie là-bas, comme ça saigne, pluie de pluie sous le cœur du Christ ; ça me mord les tripes ::: c'est comme les tenailles des mâchoires des alligators qui remontent le delta du Mississippi pour bouffer les cadavres rejetés sur les rives de boue après l'passage du terrible ouragan... Et Bessie Smith, en 1924, chantait : 'Ce n'est pas une plaisanterie, la pluie dégringole à tombeaux ouverts / Détrempée jusqu'aux os, j'ai comme le désir de m'allonger là en attendant ma mort./ Je n'ai pas de cruche de terre, et ni même de bouchon. Ce n'est pas d'eau dont soif [cha n'ét mie d'ioiw eque j'é soé]. / Il est grand temps que le soleil se mette à cogner pour sécher tout ça [ astchir tout chaù]./ Je me suis déniché un fer rchauffé au rouge je vais le garder dans mon lit./ Me remplir de cette bonne vieille cuvée de contrebande et laisser la pluie tomber (tout nettoyer) [tchiteuy chés pleuves tchére / pi tout nétieuy] jusqu'à ma mort...' ['ska qu'ej déviche]. Katrina, plus d'eau potable, plus d'électricité, plus de nourriture... mais des alligators qui remontent leur Mississippi.


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