À Sylvie.
C'EST LA NUIT OÙ JE FAIS LA ROUTE À L'ENVERS DE MON CHEMIN DE CALVAIRE EN PASSANT PAR LA MAISON DE LA POESIE DE PARIS.
À la piquette du jour en le pourpre au carrefour des temps j'ai repris la route afin de descendre pour les CATASTROPHES en Paris et y revoir JAAAck et Ch'Vavar, aussi saluer afin de faire sa connaissance, Madame Bacon La Cannibale. Aux ronds points les terres jeunes des gilets sont labourées et brûlées, leurs campements abandonnés ou démolis puis rien d'étonnants puisque leur couleur est celle des cocus et je ramasse, j'emporte avec moi, les drapeaux Gallois et Belge qu'ils ont abandonné au milieu de notre nuit. Avant l'Usine des vent, bien après le Pays des briques rouges d'un Roi sans couronne, avant la Morte Mer, avant le Bus de Misère, à La Sucrerie j'ai vu se poser un vol en une meute d'étourneaux puis le Héron cendré alors comment ne pas penser à Pierre Garnier ? Tout est prêt pour le grand nettoyage ! je décide de poursuivre dans l'amorce de ma route à l'envers...
ET JE LAISSE DES TRACES DE PAS ROUGES DANS LES NEIGES NOIRES.
Et même si les roues ne tournent plus depuis bien trop longtemps, maintenant je suis alors l'eau au Limon du Moulin des Loups de mon enfance, à Lambres-les-Douai. À nouveau, je veux peux voir le petit pont de bois ; sur un banc assis, sa fille à ses côtés, le vieil homme penche sa tête vers le pigeon posé, là, à leurs pieds ; bientôt je fais de même accompagné de mon petits fils.
Sans cesse la Mer recommencée... Pareille à un sauvage troupeau de chevaux de Mer du Nord au cul du casino d'Ostende, d'éphémères rebelles vagues blanches et grises déchirent les flots. Du sol écartelé, prometteuse, une source peut encore jaillir. Elle coulerait en une cascade qui sur elle-même tourne en nous gratifiant d'une Musique d'Afrique, là où tout commence, incessante...
Sur la promenade de Brighton qui conduit à la fête foraine flottante, Vous, mes meilleurs Caùmarates et pires ennemis, que feriez-Vous ? Vous ! comme moi, penseriez-vous à de pauvres parents malades ? Voyez ! Toujours charpenté sur sa croi+ de Pierre, notre païen Chris+ d'Audinghem regarde dans sa statique moqueuse posture d'auto-stoppeur mutique, filer les vrombissants bolides des touristes vers le vide de la dé-pensée. Il chante et célèbre Jack Kerouac.
Sang cesse, la Mère recommencée... Dans les embruns, je cours le long de la digue, je respire profondément... Le corps aquatique d'une petite sirène explose en une haute et hurlante lame d'écume. Au milieu de l'orange-feu de la nuit qui chute ; les ombres noires des baraques de briques feu découpent le ciel qui s'oublie, se pisse sous lui même dans un ultime dernier acre baiser de ciel BleuNUIT.
Lucie... en des nuits de Dwai et ailleurs... seul... il n'y a plus que le vent... encore je me perdure comme un hirsute nettoyeur de tranchées chantant à tue-tête en bouches de reines chagrines 'Jamais le tambour de votre cœur, au grand jamais, je ne puis le répudier".
Maintenant, je suis... - souvenez-Vous de Pénélope ! - ...aimer jusqu'au retour... par un ridicule autodafé maternel pareil à un vieil Ulysse usé. Aujourd'hui dans l'ex-communion de mon feu, même la fidélité qui à moi s'offre, est violente...
Sang cesse la Mère recommencée...
Enfin la scène trouve sa propre finitude dans les lignes de leurs rêves percés.
Quine : 'N'as-tu rien vu venir ?'
Derwydd, à moins que ce soit Coinquin : 'De l'amour chéri, la chair désormais dort. D'un amour que jadis une vie vilaine affligeait, le sang cesse en exil au large de la Mer parfume les embruns et tournoie tout autour de NOUS.'
[la réponse est pareille à un chagrin de granit]
Saint Amand-les-Eaux, le 22 juillet 2009
et dans la nuit du 20 au 21 décembre 2018
sur des routes secondaires entre Paris & Dwai.
BONUS
VENT ULTRA VIOLET
À Nausicaa et Julie Ladret.
-1-
Le vent idiot qui sort de l'auto-radio,
joue Ultra Violet quand je sors d'Hasnon ;
je vois alors pourquoi je suis de retour
en mon pays des briques rouges,
ce n'est vraiment pas pour me planquer
à l'abri de la tempête.
Je vais vous chanter l'histoire.
joue Ultra Violet quand je sors d'Hasnon ;
je vois alors pourquoi je suis de retour
en mon pays des briques rouges,
ce n'est vraiment pas pour me planquer
à l'abri de la tempête.
Je vais vous chanter l'histoire.
refrain :
Les gens ne savent plus prier.
Ils dépensent beaucoup et bien trop.
Les gens ne savent plus prier.
Ils achètent bien trop pour la "dé-pensée".
Ils dépensent beaucoup et bien trop.
Les gens ne savent plus prier.
Ils achètent bien trop pour la "dé-pensée".
-2-
Je sors de ma voiture alors
qu'Ultra Violet continue de chanter
Puis la plus précieuse de mes chemises
Désirée garder jusqu'à ma fin des fins,
je l'accroche à L'Arbre à Loques.
Jésus flagellé sauve cette enfance,
Peu m'importe si je vais le torse nu.
qu'Ultra Violet continue de chanter
Puis la plus précieuse de mes chemises
Désirée garder jusqu'à ma fin des fins,
je l'accroche à L'Arbre à Loques.
Jésus flagellé sauve cette enfance,
Peu m'importe si je vais le torse nu.
refrain :
-3-
Je vais embrasser l'alzheimer paternel
Et fleurir au Limon du Moulin des Loups
Le Parkinson maternelle ; puis je file
Jusqu'à la frontière de la Wallonie Picarde
Je n'ai plus de chemise précieuse
Mon âme est nue en l'Ultra Violet
À Tournai, rue des Mouettes... au Hall [3].
Et fleurir au Limon du Moulin des Loups
Le Parkinson maternelle ; puis je file
Jusqu'à la frontière de la Wallonie Picarde
Je n'ai plus de chemise précieuse
Mon âme est nue en l'Ultra Violet
À Tournai, rue des Mouettes... au Hall [3].


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