dimanche 30 décembre 2018

L'EVANGILE BleuNUIT - Dans la poursuite du surromantisme BleuNUIT - 1.

L'Evangile BleuNUIT.

"Notre siècle est celui des spéculations, l'esprit financier est à la mode ; on spécule en littérature et en politique, dans les sciences et dans les arts, comme dans toute autre branche de commerce : en province comme à Paris, à la cour comme à la ville, au théâtre comme à la Bourses. Auteurs, savants, artistes sont hommes d'affaires avant tout. Ils ne se contentent plus des fumées de la gloire ; il leur faut une nourriture plus substantielle et plus solide. Toute nue, elle a peu de prix pour leur cœur [...]

[...] On ne travaille plus pour la postérité... l'on ne pense pas même au lendemain. On travaille pour le moment et au jour le jour : de là, tant de brochures futiles ou de productions éphémères, fruits de la circonstance et qui meurent avec elle... " 
Extrait de L'EVANGILE ROUGE, écrite en 1826 & 1829
par Théophile Bra de Dwai.



LA MASCARADE DU MASQUE
- prologue -
[...] Et y'a le masque sur le mur
Qui fait froid dans l'dos...
...Qui dit jamais un mot...
Il ne savait pas...
...Qu'on en revient pas [...]
Le masque sur le mur/Gérard Manset.

À Jacques Cauda,
peintre éclaireur du surfiguratif.

[...]à mi àrnonché-vo's ej su Derwydd, chl'émorleu ed chés seurtèys. Ej su chl'àrck-Abranm des cius, ej su cheule crozèye ed chés thiotes éstrèyes ed l'about*. Tout ce qui demeure est égal au cri du décapité, le cri du ciel égorgé et celui de vieux d'Humanité avec des vrais livres de papier...

La tranchée qui abrite le corps n'est plus que le corps qui habite la tranchée et une boue de sang habille le tout. Limon de vie, encor ce corps même mort à transmettre.

Rue de L'Abbaye des Prés, le masque adresse une très longue lettre où il tente de faire de son mieux pour ouvrir mon cœur de vieil Ulysse, d'antique créature... Alors ce soir et plus loin avançons, Pénélope, un arbre creux à notre bras et à l'"autre" la Fée Ficelle pendue !... Tentons de tracer, Ethlynn & Lasoui à l'Orage la Sainte, de nos mains une autre ligne d'horizon et basculons de l'autre côté de La Vallée de la Passion. Merci Hedd & Francis de NOUS ouvrir la voix.

Aux Hespérides, le jardins des dieux ; aux Hespérides, les nymphes gardiennes ; aux Hespérides, les pommiers d'or. Aux Hespérides, l'Îles de l'âme est jolie. Rue des Hespérides, le masque écrit une très longue lettre.

Esprits dits éveillés mais têtus de dénies de réalité, voici le temps des ouragans qu'accompagnent d'authentiques alligators souriants : Ils remontent le cour du delta et jusqu'au cœur du Mississippi ; bientôt échouant aux rives de la Scarpe pour un nouveau territoire à défricher, déchiffrer, ils bouffent et avalent les cadavres de vos vilaines progénitures... Et combien de tristes vols de choucas dans le tout profond de derrière l'orbite de l'œil transpercé de Balor le borgne ? Le cyclope n'y voit plus ! Oh ! Tendre Quine, CELA va être pire que le plus sévère des hiver et CELA gèlera à pierre fendre comme le crâne de Sonny Boy Williamson... - le premier ou le second ? Peu NOUS importe car NOUS le savons ; ils sont deux L'original et l'imposteur - ...dont le blues harmonica déchire la peau des mots : "Lord, Oh Lord Blues" [sic/Aurora II, 17 juin 1939]. Sous les coups du gel, le nourrisson explose en un bouquet de braises ardentes... Désastre, Grand Désastre ! Il est minuit dans le tronc de l'Humanité pourrissante d'un siècle naissant qui s'avance pareil à une entreprise de catastrophes en grandes pompes funèbres. L'oiseau de proie qui nous veille, bouffe les rêves de nos candides sommeils de gueux naïfs puis aux réveils, le vautour NOUS abandonne avec une étrange sensation de pâtes médicamenteuses à cadavres bien mûrs en bouche. Pour tout sucre des fourmis flottent sur le jus de bouillon de nos destinées.

Et si le masque était le voleur de "je" ? Si le masque était le découpeur... de mo(r)ts ? Le boucher-charcutier des maux ? "Je" découpeur-charcutier de l'"autre" et des faux semblants ? Le masque est RIEN ! Le masque est TOUT ! Roi Arth, la cendre de tes visions s'éparpille, s'évapore dans l' Alzheimer de ta dignité mais je me rappelle pour toi et je raconte tes souvenirs. Un vent brûlant emporte tout... Arth quelque part.

Aux Hespérides, la Palmas et Gomea ; aux Hespérides, Santas Cruz de Tenerife ; aux Hespérides, Fuerteventure et Lanzarote ; aux Hespérides, Hierro, l'Îles de fer ; aux Hespérides, chaud et sec, l'été... cet été dernier où j'ai cru faillir en mourir !

...Coère étou ej'su ch'pati bleuw, màrouleus'mint fré pi ioe:che, l'bleuze pati màrouleus'mint to't déployé eque pon in trézawis'mint i' peut së nin in rafardé**...

Goulument, le Poème de la Vie se déconstruit à l'approche des lugubres croassements de Korrigane - la scène a lieu au dessus d'un étang de Galway dans les eaux duquel, nue, se baigne la Reine Medb du Connacht -. À la suite, que peut-il survivre de nos "je" ? De nos "autres" ? Tout CELA ne s'écrit pas ou plus seulement au milieu d'oriflammes belliqueuses mais aux cœur creux d'une pluie d'acides plumes d'anges calcinées, aux bras d'un diable répugnant qui couve ses œufs dans les nids des innocents. Au-dessus du Pays, ma terre est grise béante... béate ! j'y vois le masque qui est RIEN ! - le masque qui aussi est TOUT ! - ; le "je de l'autre" qui est néant. Pourtant "je" désire "il" et il chante. Il chanterait bien en corps dans ma bouche une fois, de porte en porte jusqu'aux aurores des crépuscules - Là, extraite du film Masked and Anonymous, la bande sonore diffuse une chanson tradiotionnelle Diamond Joe, revue, corrigée par Jack Fate [sorti de prison !] alias Bob Dylan et lui-même alias Robert Zimmermann - ===> "Je est un autre" : Arthur Rimbaud. Bientôt, en 2016, Bob Dylan se voit décerné le prix Nobel de littérature et c'est bien qu'il en soit ainsi.

Aux Hespérides, une nymphe de cœur ; aux Hespérides, le Normand conquérant ; aux Hespérides, Jean de Béthencourt ; aux Hespérides, mon masque d'entrailles au mieux de l'autre ; aux Hespérides, l'Île d'Avalon [à moins que ce soit celle de Groix ?].

...ej su' chl'in.nàrse niar ed chés Khonorins. adon là ch'ét seule nworte pi gàrbourioeuse càrchèle ; tatous' dévalé chi din chés papars inplokèys, vius pàrchongnés écartelures à mi àrnonché vo's ej su chl'émorleu-époetreu ed chés seurtèys, Derwydd.***

Entendez, Ecoutez ! Des corps se consument dans les flammes de vos existences. Comme des masques qui ne veulent plus rien dire, CELA crépite-t-il ? Et CELA brûle ? De l'Enfance, la balançoire abandonnée... Le masque ne se souvient pas que... Le masque se souviens trop : l'odeur de la boue, l'odeur du labour et de la rosée d'un p'tit matin... Le masque se souvent... et c'est pire qu'une photo jaunie. elle et lui, lui et elle désirent que le masque vive sans eux.

Cheule souvenanche, à coese qu'ale ét toudi laù, ét l'coese ed chés bérluzrie àm, à li pi à ti étou. Chl'àpréche del berluzrie, nozoete tàrtou' ale foét bérloké. Ch'ét insigne ! Quaintt à pu rin buzié, inbzipe !... Cheule berluzrie, ale ét bayé edpa chl'éblérache... vlan ! eque seule nworte pi gàrborioeuse càrchèle foét poùrtréture edzeur el corte ed min chapite... (é-pi seule nworte gàrbourioeuse càrchèle n'ét pon tenp agaÿante équ'chaù !).

Non, c'est l'Îles d'Ithaque en Dwai et mon Arthur, j'y suis de retour et j'y ai vu passer en fin de matinée la Rature et le Radur. 

Le 10 juin 2009, en Saint Amand-les-Eaux
et relu, corrigé et légèrement actualisé
le 30 décembre 2018 en Dwai.


Traductions françaises des passages en picard chamanique :

*...abandonnez vous à moi, je suis Voyant-du-chêne l'écrabouilleur des certitudes. Je suis l'arc d'Abraham (l'arc-en-ciel), je suis la croisée des petits chemins tout au bout...

**...Encore, je suis la pâture bleue, amoureusement fraîche et humide, la pâture bleue amoureusement toute dépliée, dont aucun clair entendement par ruse ne peut s'emparer...

***je suis le loufoque bébé pleurnichard enflammé du peuple de ceux qui n'ont pas la connaissance. Alors là, c'est l'effrayante et en ensorceleuse crécelle noire ; tous descendez ici dans l'image contaminée d'un enfant vue dans l'œil d'un autre, vieux éventreurs complices de meurtres, abandonnez-vous à moi, je suis l'écrabouilleur-écraseur des certitudes. Voyant-du-Chêne.

****Les souvenirs parce qu'ils sont toujours présents, sont la raison de mes fautes, des siennes et des tiennes aussi. l'ardeur de la faute, nous autres tous, nous fait tituber. C'est ainsi ! Quand à l'oubli, impossible ! ...La faute, elle est offerte par l'inattention... voilà que l'effrayante et ensorceleuse crécelle noir prend forme sur la corde de mon discours (puis la noire ensorceleuse crécelle n'est pas si effrayante que cela !).





jeudi 1 novembre 2018

DES GUITARISTES... Le guitariste le plus bricoleur - LES PAUL.


- Ch'Bleuze Djitarist' ed JAAAck
[du peintre surfiguratif Jacques Cauda.]

Te souviens-tu d'Alain Bashung ? En écoutant le guitariste le plus kitsh !
Duane Eddy.
Te souviens-tu souviens que tu dansais ? En écoutant le guitariste le plus électrique !
Link Wray.
Te souviens-tu du banjo de Rag Swing ? En écoutant le guitariste le plus Tiger !
Eddie Condon.
Te souviens-tu de l'au-delà fluide ? En écoutant le guitariste le plus apprécié de Duke Ellington !
Kenny Burrell.
Te souviens-tu de la lune bleue au dessus de Stonehage ? En écoutant le guitariste le plus improbable !
John Fahey.
Te souviens-tu du taureau dans l'arène ? En écoutant le guitariste le plus flamenco !
Paco De Lucia.
Te souviens-tu de ce que tu ne savais pas ? En écoutant le guitariste le plus banjoresque !
Roy Smeck.
Te souviens-tu de La Tamise en Paris ? En écoutant le guitariste le plus British Class Heroes  !
Barney Kessel.
Te souviens-tu de ta première guitare électrique ? En écoutant le guitariste le plus bricoleur !
Les Paul... 


mardi 30 octobre 2018

DES GUITARISTES... Le plus British Class Heroes - BARNEY KESSEL

- Ch'Bleuze Djitarist' ed JAAAck
[du peintre surfiguratif Jacques Cauda.]

Te souviens-tu d'Alain Bashung ? En écoutant le guitariste le plus kitsh !
Duane Eddy.
Te souviens-tu souviens que tu dansais ? En écoutant le guitariste le plus électrique !
Link Wray.
Te souviens-tu du banjo de Rag Swing ? En écoutant le guitariste le plus Tiger !
Eddie Condon.
Te souviens-tu de l'au-delà fluide ? En écoutant le guitariste le plus apprécié de Duke Ellington !
Kenny Burrell.
Te souviens-tu de la lune bleue au dessus de Stonehage ? En écoutant le guitariste le plus improbable !
John Fahey.
Te souviens-tu du taureau dans l'arène ? En écoutant le guitariste le plus flamenco !
Paco De Lucia.
Te souviens-tu de ce que tu ne savais pas ? En écoutant le guitariste le plus banjoresque !
Roy Smeck.
Te souviens-tu de La Tamise en Paris ? En écoutant le guitariste le plus British Class Heroes  !
Barney Kessel...

samedi 6 octobre 2018

SZABADSAG - OSAMA ABDULRASOL.

Le duo SZABADSAG
découvert la nuit dernière au cours du concert de
Roland Van Campenhout avec
OSAMA ABDULRASOL

mercredi 26 septembre 2018

DES GUITARISTES... Le guitariste le plus flamenco - PACO DE LUCIA.

- Ch'Bleuze Djitarist' ed JAAAck
[du peintre surfiguratif Jacques Cauda.]
Te souviens-tu d'Alain Bashung ? En écoutant le guitariste le plus kitsh ! Duane Eddy.
Te souviens-tu souviens que tu dansais ? En écoutant le guitariste le plus électrique ! Link Wray.
Te souviens-tu du banjo de Rag Swing ? En écoutant le guitariste le plus Tiger ! Eddie Condon.
Te souviens-tu de l'au-delà fluide ? En écoutant le guitariste le plus apprécié de Duke Ellington ! Kenny Burrell.
Te souviens-tu de la lune bleue au dessus de Stonehage ? En écoutant le guitariste le plus improbable ! John Fahey.
Te souviens-tu du taureau dans l'arène ? En écoutant le guitariste le plus flamenco ! Paco De Lucia...







dimanche 9 septembre 2018

SURF'S UP & Rock 'n' Roll GUITAR GREATS PAR RAAAdaRRR, ch'Caùt dechl'Edziré.

- Extrait du cd 1 de SURF'S UP. -
 - Extrait du cd 2 de SURF'S UP. -

- Extrait du cd 3 de SURF'S UP. -

- Extrait du cd 1 de Rock 'n' Roll GUITAR GREATS. -
- Extrait du cd 2 de Rock 'n' Roll GUITAR GREATS. -

BONUS

samedi 8 septembre 2018

Rockabilly LOVE SONG & REBEL ROCK edpa RAAAdaRRR, ch'Caùt dechl'Edziré.

- Extrait cd 1 Rock 'n' Roll LOVE SONG. -
- Extrait du cd 2 Rock 'n' Roll LOVE SONGS. -

- Extrait du cd 1 REBEL ROCK. -
- Extrait du cd 2 REBEL ROCK. -

BONUS

jeudi 28 juin 2018

vendredi 4 mai 2018

CELA se danse aussi.

- photo couverture de
JOURS REDOUTABLES
de Frédéric D. Oberland. -


CELA
se danse aussi.
À Carole Darricarrère


Prologue – JOURS REDOUTABLES – 2017. 

Christophe Manon & Frédéric D. Oberland

L poème quelque chose entre,               Arpenter et
  vivre      Agir peut-être n'est pas.             Impossible.
Car cependant l'espoir nous.         Permet encore de
respirer malgré   L'odeur noire des rêves éparpillés

Pas taire dire.       Ce qui doit être.        Dit mais


JOURS redoutables   texte Christophe Manon
                                 photograhies Frédéric D. Oberland

Les inaperçus 2017
www.lesinapercus.fr

En écoutant
1. The Rustle of the Stars – 2010/2011.
Richard Knox & Frédéric D. Oberland


Tout commence ! La danse lente, la chancelante, la danse lente de la chance lente à la Musique qui se déploie aux rivages d'Eros & Thanatos et relire :

Et voici Thanatos/et sa bouche sans dent/pleine d'aliments/me lime la raison et me ruine les nerfs/me ruine ma vie/Et ce joli moineau au dessus de ma tête/comme une hélice/m'aspirant.

Le vent frais de novembre/n'a cessé de me vendre/au diable noir/vole la feuille rousse/tombe la feuille noire/sur le trottoir./Et à la voir si morte/je me demande enfin ?/est-il trop tard ? ( bis )

Assis sur une bouteille de butagaz/me voici dans le gaz/à en mourir/léger dans l'eau, léger dans l'air/déjà loin de la terre./J'n'avais rien fait d'pire/mais où est donc mon corps ?/je me demande enfin enfin:/mais comment revenir ?

Et ces tiges de topinambour/au creux desquelles comme un tambour/résonne le vent./Et ces tiges de topinambour/en haut desquelles comme une hélice/tourne le vent. ( bis )/Pourtant la vie doit êt' si belle/dans tes bras mon hirondelle à en mourir. ( bis)

Toi, ma gentille p'tit' hirondelle/oui, me frotter de tout mon être/à l'écorce de ta peau./Ohé, voici que tu m'appelles/pour toi, chérie, me poussent des ailes/et un pipeau. ( bis )
( 1978) – Konrad Schmitt.

J'ai chanté cette chanson et ils ont presque tous pris la fuite ; ce n'est pas grave car CELA se danse aussi.

mercredi 2 mai 2018

Dé-funts de Romans - 29.

- Je reprend ici l'écriture de la série
"Dé-funts de Romans" que j'avais
abonné en août 2017. Je désire rappeler
que celle suite à suggestion de Julain
Blaine CELA vient en échos à son
livre "Des fins de romans".


18
[…] Satisfaite d'avoir su finalement faire internet son frère à Sainte André, elle regarde en bouches durant une semaine les huit épisodes de la seconde série t.v : True Detective dans l'espoir d'arriver à ne plus penser à sa mère dans son lit d'agonie mais n'y arrive pas... Alors elle prend la décision d'acheter un opinel puis comme la détective de sa série t.v préférée, elle glisse le couteau dans sa bottine droite puis d'un pas alerte elle se met en route afin de rendre une dernière visite à sa mère.

vendredi 13 avril 2018

vendredi 23 mars 2018

Chorus d'Elle & Il d'A


- La photo est de Julie Ladret. -

Chorus d'Elle & Il d'A

Ureu ! i' ét à nouvio à 'Le Reel* du 
Pendu' - ch'ét énne Scottish canchon - à cose eque
Elle d'A marche bleue dans sa tête étonnée ;
Puis ils sont Orphanin d'une contrée : La Louisiane...
Où ils sont déjà alors que d'autres ne
Comprennent pas le Poème des ramures des arbres fidèles.
De la Vie dans la mue la feuille tombée 
Est la lumière à l'avenir de leurs terres
Accomplies main dans la main. Il d'A chante...

En vers arithmonyme de 9,
le 22.03.2018 à Douai.
Christian-Edziré Déquesnes.

*Le Reel est une danse traditionnel d'Irlande  durant laquelle les partenaires se font questions-réponses en dansant.

samedi 17 mars 2018

ARABESKE BLUES


 امير البلوز اء
عبر ممرات الوادي
يدزيريتاتي رائحة المسك و العنبر
تحملها حشود الفراشات
بالالوان زاهية مبتسمة
تراقص الشجيرات
في موكب ملكي جميل
لامير السحر و اللحظات
ذلك الذي ينسي.....الحزن و النكبات
امير البلوز اءيزديري
يداعب الاذان و الاذواق
ينتزع الحزن و العبرات.....
امير الليل السرمدي
والفجر الندي....
فوق الزهور تترنم القطرات
يصنع الفرح الصغير
بين تقاسيم الالات
و يؤلف الحان الربيع و الاغنيات
تجتمع لتطرد الحزن 
كلمات الامير اءيدزيري
يلون الماء والهواء
بنسمة المردقوش.....
يرحل بارواحنا عبر الاكوان
في رحلة الصيف و الشتاء
فتسعد تقاسننشد لالشيخ و الااءيدزيري 



Prince de blues Edziré  
par Khadija Elbahar « princesse des mots »
À travers les chemins de la vallée
Ça vient les odeurs, en musc et ambre
Transporté par un rassemblement des papillons
Couleurs lumières en souriant
Faire danser les arbustes
D’un cortège royal très beau
Du prince de magie et des moments….
Celui qui disparait les calamités et tristesses….
Prince Edziré du blues…..
Folâtre des ouies….et des gouts
Arrache les chagrins et les larmes….
Le prince de nuits éternelles…..
…….et de l’aube humecté
Sur les fleurs dansent les goutes
Créant la petite joie…..
Entre distributions instrumentales
Composant les airs du printemps….et les chansons
S’assemblent pour chasser la tristesse
Les mots du prince Edziré….
Colorant l’air et l’eau
À l’arôme de marjolaine…
Faire voyager nos âmes…..
A travers les univers…...
Dans un voyage d’été et d’hiver
Soyez heureux…..
Votre prince est la….
Souriez….pour que les traits de votre visage
Seront contents aussi…..
Chantons pour les vieux ….et les enfants….
Dans les airs splendides de blues….
Abstrait ….mais beaux aussi….très profond
Dansant de joie même...
Pour quelques moments...
Le 16/03/2018 à Christian-Edziré Déquesnes
par Khadija Elbahar au Prince du Blues.

ARABESKE BLUES POR KHADIJA

À Khadija d'Arabesques

I' y aù cheule djitare 'lectrik au plus profond du creux blues du cœur, dech Tcheur, de la
/ grande nuit humaine, del granne nuite !
Je sais la Princesses des mots en arabesques qui écrit chaques jours pour Nous, por nozoétes
/ tertous', elle devine aussi que je ne suis
D'aucun poète, ils m'ennuient ces poètes écrivaillons qui se voient publiés de par des livres
/ finiront au mieux au pilon ou au
Pire ! Sur l'étagére à poussière, là, où l'on dépose les choses que l'on ne regardera plus jamais,
/ i' n'foét pon
Toudi s'arteurné por avinché ! Ils attendent toute année les marchés des printemps de la poésie
/ et s'y précipitent comme dans le vide
De la -pensée. Je ne suis pas d'eux ! Je suis juste un souffleur de mots, un passeur de
/ morts qui chantent « Acouté bin !
Acouté cheule Princhésse ed chés moùts, acouté Khaùdijaù, ale vaù nin vo's l'erdvié coére pi
/ toudi chaù qu'ale n'déssake pon moéme
Enne seu' fos, ch'ét possipe ! Adon ale déchine étou so'vint ». Elle sait que je suis né un mois
/ de juillet un cancer
Sans domicile en Grande Picardie Mentale... Ej conno chl'Onme de Boom, chti'lal' li i' conno
 / chl'Onme ed BooDwaim Boom …et assis au bord
Du lit... C'est I'm Going Upstairs comme dans un chapitre 13 d'un polar de Ken Bruen …
/ en buvant du café en
Guise de cigarette [car je ne fume pas] ; je suis enfermé à l'extérieur de moi-même,
/ trop ouvert au monde ? Je suis un
Cancer sans domicile mais la Princesse des mots sait déposer à la page ce que NOUS vivons,
/ ressentons Pérchone n'NO'S aù kére, NO'S
NO'S n'avo pon kér étou ! NO'S foézon cheule Déthoùle intàr NO'ZOETE, NO'S NO'S
/ sinton pàrdu moé i' aù nurvar por n'éte p'us
Laù à NO's. Porquoé ? Seuseures pi Frinjins, porquoé ? NO'S NO'S foézon tel'mint ed maùl
/ adon eque cheule Princhesse ed chés moùts in acq priéres
In araùbeske NO'S 'splike cheule raézon l'pus raézonape por m'm éné NO'S 'sziteinche aù
/ Paix pi cheule Onmanité ed l'Amoér. Cela faisait longtemps
Que je n'avais pas eu de lendemain, et longtemps que je n'avais plus de futur. Plus d'
/ une / année a brulé sauvagement
Trop vite pour rien ! Mais pourtant je suis toujours moi-même car je suis encore capable de
/ vibrer à la simple et limpide Poèsie...
...Le tambours et les claquements de pieds du Walkin' The Boogie me réveille ! … de la
/ Princesse des mots en arabesques
Puis je donnerais tant afin que Khaùdijaù d'Arabesques soit entendue et comprise de tous
/ puis que CELA est ma force à poursuivre... Au
Delà du plus profond du creux blues du cœur de la nuit de l'Humanité ...À souffler mots.
/ Maintenant je regarde par la fenêtre
De la cuisine, je regarde s'ouvrir l'écluse du grand canal de dérivation de La Scarpes à
/ Dwai... ...No Shoes...paisible passe la péniche...
...I'm Mad Again. Ensuite tout s'accélére à nouveau puisque je sais que je dois sortir de
/ l'appart' pour aller chercher 2
Tickets afin d'aller voir et écouter en concert la Grande Catherine de Chichin qui
/ chantera Mahler à l'endroit où d'une fosse
À charbon, ils en ont fait un lieu pour spectacle vivant. It Serves Me Right To Suffer...
/ ...Toujours la guitare de John Lee Hooker.

Finalisé en 24 vers arithomyne de 24,
le 17.03.2018,
en écoutant le disque-compact
Charly Blues masterworks – vol. 16 – John lee Hooker.